Cidaris cidaris (Linnæus 1758)


Synonymes

Echinus cidaris Linné, 1758
Cidaris papillata Leske, 1778 ; Fleming, 1828 ; Desmoulins, 1837 ; Forbes, 1844
Cidaris hystrix Grube, 1840 ; Heller, 1863, 1864, 1868 ; Stossich, 1884 ; Cori, 1912
Cidaris borealis Düben, 1844
Dorocidaris papillata Ludwig, 1879 ; Carus, 1885 ; Marenzeller, 1895 ; Kœhler, 1927 ; Cherbonnier, 1954
Dorocydaris papillata Brusina, 1908
Cydaris cydaris Karlovac, 1959

Nom vernaculaire

Oursin boutonné ; Oursin porte-lance ; Oursin crayon

Systématique

Embranchement : Echinodermata Classe : Echinoidea Ordre : Cidaroida Famille : Cidaridæ



Zones ambulacraires et interambulacraires : les plaques ambulacraires sont toutes simples et possèdent 1 paire de pores. Les plaques interambulacraires ont un tubercule primaire par plaque.

Le périprocte : il se localise sur la face aborale à l'opposé de la bouche. Il est pentagonal, et recouvert de plus de 5 plaques. L'ouverture anale se situe au centre à légèrement excentrée par rapport au périprocte.

L'appareil apical : il entoure le périprocte et se situe au milieu de la face aborale. Il est formé de 4 plaques génitales (hors madréporite), et de cinq petites plaques ocellaires. Les pores génitaux sont au nombre de 5, situés sur les plaques génitales. La plaque madréporique porte plus de 21 pores.

Le péristome : il est très large. La membrane péristomienne est complètement recouverte de plaque. Les dix encoches péristomiennes sont absentes. Au centre du péristome, l'appareil masticateur est présent ; les dents sont sillonnées et leurs épiphyses séparées.

Les tubercules et piquants : les tubercules sont répartis sur tout le corps. Ils sont perforés et lisses. Les tubercules secondaires sont plus petits que les tubercules primaires. De plus, les tubercules primaires ambulacraires sont de la même taille que les interambulacraires. Les piquants, lisses, sont aplatis avec une couche de cortex bien développée.

Les pédicellaires : ils sont présents, globifères ou tridentés avec 3 glandes localisés à l'intérieur des valves.

Coloration : le test avec tégument est jaunâtre ou vert ou rougeâtre ou grisâtre ou blanc ou noir alors que dénudé, il est uniforme.



Caractères discriminants

Ne pas confondre avec :

Biologie

Nutrition
Espèce herbivore qui se nourrit surtout d'éponges et de gorgones.
Cycle de vie
Méconnu.
Interaction avec les autres espèces
Les piquants, les plus âgés, sont souvent recouverts d'éponges, de bryozoaires, d'huîtres, etc.. En Méditerranée, Cidaris cidaris est souvent associé au crinoïde Leptometra et à l'holothurie Stichopus. La langouste Palinurus vulgaris est un prédateur de Cidaris cidaris.

Distribution

Habitat
Cidaris cidaris affectionne les fonds vaseux et sableux. Ses radioles lui servent à se déplacer.
Bathymétrie
Cidaris cidaris se trouve sur le plateau continental à partir de 40 mètres de profondeur.
Répartition géographique
Très commun en Méditerranée, Adriatique, comme dans l'Atlantique depuis les côtes de Norvège jusqu'aux îles du Cap Vert.

Carte de répartition

L'aire de répartition de l'espèce est indiquée par le trait rouge.



Bibliographie

Koehler R., 1927.- Les Echinodermes des mers d'Europe. II. Doin, Paris : 339 p.
Moreno I. & Munar J., 1985.- Claves para la identification de la fauna espanola. 24. Equinoideos Mediterraneos. Universidad de Palma de Mallorca : 34 p.
Mortensen T., 1927.- Handbook of the echinoderms of the British Isles. Oxford University Press : 50 p.
Mortensen t., 1928.- A monograph of the echinoidea. I. Cidaroidea. C.A. Reitzel publisher, Copenhagen : 549 p.
Moyse J ; & Tyler P.A., 1990.- Echinodermata. In The Marine fauna of the British isles and North-West Europe, Molluscs to Chordates, Hayward P.J. & Ryland J.S. (eds), Clarendon Press, Oxford, 2 : 1-953.
Vasserot J., 1965.- Un prédateur d'échinodermes s'attaquant particulièrement aux ophiures : la langouste Palinurus vulgaris. Bulletin de la Société Zoologique de France, 90 : 365-384.
Vidovic-Matvejec A., 1978.- Catalogue of the Adriatic echinoderms. Acta Adriatica, 17(15) : 1-24.